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Ils sont primés

Tremplins Radio France 2012 : double succès

 

L'iJBA est la seule école à enregistrer cette année un double succès aux Tremplins Radio France 2012 :
Julien Baldacchino est 1er du Tremplin Web et remporte un CDD d'un an à Radio France.
Bastien Deceuninck est 2e du Tremplin Radio et remporte un CDD de six mois à Radio France.
Toutes nos félicitations à ces deux étudiants remarquables.

L'iJBA a déjà remporté le Tremplin Radio France il y a 2 ans grâce au succès de Gabriel Pereira.

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Le débat numérique - édition 11 - Les données numériques entre usage commercial et usage citoyen PDF Imprimer Envoyer


Chaque jour, le citoyen-utilisateur des technologies numériques produit, parfois sans le savoir, un déluge de données se rapportant à son identité, à ses choix de vie et de consommation. Ces « traces » constituent une mine d’or pour les sociétés commerciales. Mais pas seulement.

Trop souvent perçues comme les instruments d’un « marketing ciblé » agressif ou une menace pour les libertés individuelles, les données numériques dites "d’usage" et les données publiques détenues par les collectivités (Open data) représentent aussi un gisement de nouveaux services à forte valeur ajoutée. Mieux maîtrisées, elles pourraient s’avérer utiles aux individus, aux territoires et à l’intérêt général.

Par quels mécanismes ? Comment imaginer un usage commercial vertueux pour nos données ? Quelle part le citoyen internaute et l’élu doivent-ils prendre dans ces évolutions ?

Pour en parler :

* Laurent Bourgitteau-Guiard, co-fondateur et DG de SNAPP’, société spécialisée dans le commerce mobile et la dématérialisation de programmes de fidélité.

* Sylvain Maire, chargé de mission à la Fondation Internet Nouvelle Génération, animateur du programme pour l’ouverture des données publiques de la Communauté urbaine de Bordeaux.

* Antoine Chotard, Responsable Veille et prospective à AEC, agence aquitaine des initiatives numériques.

Animation : Suzanne Galy, journaliste à AEC

 

La bibliographie : ici

 

Lancement du débat :

Bonsoir et bienvenue au 11ème débat numérique

Données numériques, open data …. On en entend parler de plus en plus. Sans savoir vraiment ce que ces mots désignent. C'est pourtant très concret.
Prenons un exemple : à Bordeaux, les données des utilisateurs de Vcub alimentent un service sur Iphone qui indique les bornes  les plus proches et le nombre de vélos disponibles. Bien pratique quand on est en retard et à la recherche d'une borne libre pour poser son vélo mais savoir qui prend un vélo, où et quand, permet-il de surveiller nos déplacements ?

Rennes a ouvert ses données. Paris et  la Cub s'apprêtent à le faire. Des données publiques accessibles à tous : c’est le rêve des militants de  l'open data. Mais quelle est la nature de ces informations ?  Pourquoi ces villes ont-elles fait le choix d'ouvrir ces données ? Comment envisagent-elles leur réutilisation par le secteur privé ?

Qui collecte et utilise nos données numériques ? A qui appartiennent-elles ? Entre usage commercial et usage citoyen, y a t-il forcément conflit ou peut-il y avoir complémentarité ?

Pour éclairer ce sujet, trois spécialistes sont présents sur notre plateau :
Laurent Bourgitteau-Guiard, directeur général de Snapp', une entreprise spécialisée dans la création d'applications pour téléphones mobiles.
Sylvain Maire, chargé de mission à la fondation Internet Nouvelle Génération, la Fing, et animateur du programme pour l'ouverture des données numériques de la Cub.
et enfin Antoine Chotard, responsable Veille et prospective à AEC, l'agence des initiatives numériques en Aquitaine.

Mais avant de leur donner la parole, regardons un reportage réalisé par deux étudiantes de l'Ijba. Elles ont rencontré un jeune diplômé d'école de commerce qui développe actuellement une application mobile. Celle-ci réutiliserait nos données bancaires pour mieux nous conseiller dans nos dépenses.

Pour introduire le onzième débat numérique, une vidéo réalisée par Ludivine Tomasi et Brune Daudré (étudiantes en première année à l'IJBA) a été projetée. Cette vidéo présentait une application pour téléphone intelligent aidant l'utilisateur à mieux gérer ses finances. Pour ce faire, les créateurs de la start-up doivent collecter les données numériques bancaires de leurs clients. Ils nous ont demandé de ne pas diffuser cette vidéo par peur de la concurrence, leur application n'étant pas encore sortie sur le marché.

Néanmoins, vous pouvez retrouver ci-dessous des éclairages juridiques de leur avocat, Maître Giusti, sur les données numériques personnelles et leur utilisation.

 

Les vidéos du débat :

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Les photos du débat :

Les enseignements du débat :
Cloud-computing, widgets, context-aware, algorithme prédictifs... Parmi ces anglicismes et ce jargon numérique, nous avons pu mieux saisir certains concepts et phénomènes.

Il existe deux types de données numériques. Les données numériques déclaratives classiques (nom, adresse mail, numéro de téléphone etc.) qui peuvent être utilisées librement. Avec un bémol pour les données déclaratives dites « sensibles » comme les données bancaires qui, elles,  requièrent plus de précautions.
Mais il existe également toutes les données bancaires récoltées à notre insu, comme les données permettant la géolocalisation.
Le définition d'une donnée numérique est très large et englobe des données de formes et de nature différentes. Aujourd'hui la question de leur collecte et de leur réutilisation fait débat tant le flot de données est colossal, continu et non-maitrisé.
Le comportement de l'utilisateur a évolué. Aujourd'hui, il est de plus en plus acteur de la libération de ses données et des traces numériques qu'il laisse derrière chacune de ses connexions. 70 % d'entre eux acceptent qu'on utilise leurs données. Les utilisateurs sont moins méfiants qu'avant. Le spectre de « big brother » s'estompe. Comme si le numérique ne représentait plus une menace ou une atteinte pour les libertés individuelles.
Cette tendance est tout de même à nuancer : il existe un paradoxe entre le service rendu et la perception des données et de leur utilisation. L'utilisateur veut bien transmettre ses données de géolocalisation pour que l'application lui dise où se trouve la pizzeria la plus proche. Mais l'utilisateur ne veut pas que la pizzeria lui envoie une publicité sur son mobile.
Évidemment, la tentation de l'échange et de la revente de toutes ces données collectées par les sites internet, les applications pour mobiles est de plus en plus forte pour les commerciaux. Savoir «qui je suis, où je me trouve et à quel moment » représente le saint graal pour ceux qui veulent se faire de l'argent. Et les données numériques permettent de répondre à ces questions.
Mais il n'y a pas que ça. Cette collecte des données permet aussi la création de nouveaux services comme les applications pour mobiles. Elle favorise l'innovation en France avec l'apparition de nombreuses starts-up. Et elle sert la recherche médicale. Il peut également y avoir une utilisation plus vertueuse, plus citoyenne de toutes ces données. C'est le cas, certes controversé, de Wikileaks mais aussi du data-journalism ou encore de la libération des données publiques (Open data).

Quelques commentaires du public :

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